blurp au crayon-photoshop

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# Enviado el miércoles 22 de julio de 2009 17:19

madame mst ( encre et photoshop )

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# Enviado el viernes 17 de julio de 2009 09:15

macaron au citron

Samedi. Je grimpe dans la voiture juste stoppée et souffle un bonjour,
un merci, un commentaire sur le temps, au cas oû ça l'accélérerai un peu..
Je m'ennuie.

C'est oublié. Je descends.
vwouuu..clic! biiiiip. Claclac.
" vous êtes à bord du train inter-régional numéro 68605 à destination de Limoges... "
_Ce train desservira toutes les gares auxquelles tu ne descendra pas, et c'est bien fait,
il faut prendre ton mal en patience.

2h d'attente. demi. fumées.
repartie. vwouuu..clic! biiiiip. Claclac.
Je m'ennuie.
C'est oublié. Retrouvailles. Embrassades. " tu connais la dernière? "

Puis, j'attends qu'une autre voiture, dans cette autre ville redémarre lentement, puis s'arréte.
pa pa pa paaaaaa! La petite voiture rouge de chez Edouard Leclerc me nargue..
Je m'en fous. "4 euros et soixante dix huit centimes s'il vous plait!" Je paie et m'enfuie.

"ça va derrière?" Elle répond dans ma nuque, et déja nous sommes arrivées.
Nous avons peur qu'il pleuve ce soir.
Retrouvailles. Bises, "et comment ça va?"

Nuit
La dame au Ricard m'attrappe sans peine. Je me laisse pousser par Morphée sous la tente.

5h. Réveil. Je tire un peu sur mes aurevoirs, fait trainer la voiture qui m'arrache aux champs.
Les éclats de voix autours du feu s'éteignent au premier virage. " à la prochaine! "
Je balbutie un merci, un aurevoir et un " rentre bien mec! "
au conducteur qui a bien voulu m'emmener à la gare.

Froid
Tout juste un quart d'heure et les portes s'ouvrent sur la machine à café...merci.

Jour
6h34 à destination de Paris. Je dors. Mon rêve s'agite brusquement
et mes yeux s'ouvrent sur une casquette puis une bouche qui remue.
Le monsieur veut faire un trou dans mon billet. On s'amuse comme on peut.
"bon voyage"

9h16. Je me dirige en essayant de faire de grands pas avec mes jambes trop petites.
Couloirs. Métro, tac tac .. Je regrette ma soif de la veille.

10h10. Train pour la Normandie. Il parrait que c'est beau. Je me rendors.
Je colle mon nez contre la vitre de la porte quelques minutes avant que le train s'arrête.
Je descends et aperçois vite le sourire du monsieur que j'aime.
Le temps s'arréte un peu.

Je deviens immobile. Je peux ramasser chaque minute et la conserver au chaud dans ma boîte..

Nuit Jour Nuit Jour Nuit

Jour
Un nouveau train. Retour.



La vieille d'à coté m'énerve, elle gueule sur ses petits enfants, saloperie de bestiole! Je m'ennuie, et je m'en fous, je croque dans un macaron au citron, et j'avale avec lui chaque miette de ce foutu temps qui s'amuse à filer, mais je m'en fous,

j'ai absorbé ses meilleurs morceaux.

# Enviado el miércoles 08 de julio de 2009 17:20

Elle sent bon.

Elle sent bon..

Je n'ai pas encore tourné la tête, mais une femme s'est assise sur le strapontin voisin.
Le parfum de Nana?
Peut être, ...une odeur délicate, sucrée, élégante, et sensuelle.
Une odeur qui m'intimide finalement.
J'ai croisé mes jambes, caché mes mains entre mes cuisses,
ma bouche et mon nez sous mon écharpe,
pour prendre moins de place, pour me faire encore plus minuscule.

Elle, est énorme.
Je la regarde, mes sensations se brisent.
Elle porte une parka militaire XXL sous laquelle se dessine une carure de mec.
Pantalon de pluie kaki, rangers sales et usées, cheveux gras, poivre et sel,
ficelés à la base d'un profil aux traits grossiers.

Je la scrute et tente de la foutre à poil de mes deux conards de petits yeux.
J'ai envie de rire, tableau ridicule :
petite mimy ratatinée, grosse en forme de monsieur au parfum de madame.
J'ai envie de me moquer, elle est ridicule finalement.

Et puis sale, bordel, elle est dégueulasse.
Et pourtant son parfum empli la rame, couvre ses odeurs de soufre piquant, de sueur d'humains pressés.
Elle a des énormes sacs à ses pieds, type courses, type plastique, drôle de type à minuit.
Je dois rentrer de soirée, je me dis qu'elle ressemble à une clocharde.

ça y est, je le vois

la boue sous ses ongles trop longs, sur ses vêtements, elle a la même texture terreuse que sa silhouette cabossée, usée, fatiguée.

"clocharde"

en fait c'est pareil. c'est des maths.
Je cherche un autre point oû fixer ma honte, mais elle s'accroche à mes joues.
Petite conne hors de la vraie vie.
J'ai envie de me moquer,
de me dénoncer : oui, c'est moi qui l'ai fait, note connasse en face de mon nom.


Parce que c'était elle qui sentait bon, pas moi.

# Enviado el miércoles 18 de febrero de 2009 06:29